L'agence web & print Presqu'ile Guérande La Baule
referencement GEO

Vous étiez premier sur Google. Et maintenant, l’IA vous ignore.

Pendant vingt ans, le jeu était relativement simple.

Vous tapiez quelques mots dans Google. Google affichait dix résultats. Vous essayiez d’être dans les premiers. Et si vous étiez vraiment très bon — ou très patient — vous pouviez passer plusieurs semaines à vous demander pourquoi votre concurrent était troisième alors que vous étiez quatrième.

C’était le SEO.

Un univers parfois absurde, certes, mais avec un avantage considérable : il y avait un classement.

Puis les intelligences artificielles sont arrivées.

Vous pouvez désormais être très bien référencé sur Google, disposer d’un site parfaitement indexé, publier des contenus pertinents depuis des années et découvrir qu’à la question :

« Quelle agence web choisir à Saint-Nazaire ? »

une IA cite trois concurrents, un freelance qui travaille depuis son garage et éventuellement une entreprise fermée depuis 2022.

Mais pas vous.

Bienvenue dans le joyeux monde du référencement IA.

Google cherche des pages. Une IA cherche une réponse.

C’est probablement la différence la plus importante à comprendre.

Google essaie essentiellement de déterminer quelles pages sont les plus pertinentes pour votre recherche. Il trie, classe et affiche.

À vous ensuite de cliquer.

Une IA conversationnelle fonctionne autrement. Lorsque vous interrogez ChatGPT, Gemini ou Perplexity, vous ne voulez généralement pas dix liens bleus.

Vous voulez une réponse.

Pour la fabriquer, l’IA peut rechercher des informations, croiser plusieurs sources, identifier des entreprises ou des personnes et synthétiser différents documents.

Dans Google, votre page pouvait être le résultat.

Dans une réponse produite par une IA, votre page n’est potentiellement plus qu’un ingrédient.

Et encore faut-il être invité dans la cuisine.

La position 1 commence à avoir un problème existentiel

Le SEO nous a habitués à quelque chose de formidablement rassurant : des chiffres.

Position 3. Position 8. Position 27.

Pas toujours réjouissant, mais compréhensible.

Avec les IA, essayez donc de répondre à cette question :

« Quelle est ma position dans ChatGPT ? »

Bonne chance.

Demandez :

« Quelles sont les meilleures agences web de Nantes ? »

Puis encore :

« Peux-tu me recommander trois agences digitales nantaises pour une PME ? »

Humainement, vous avez quasiment posé la même question.

Pour une IA, ce sont trois conversations susceptibles de produire trois sélections différentes.

Nous passons donc progressivement d’un référencement positionnel à une visibilité beaucoup plus probabiliste.

La question n’est plus seulement :

« Où suis-je classé ? »

Mais :

« Quelle est la probabilité que mon entreprise fasse partie de la réponse ? »

Ça fait nettement moins joli dans un rapport Excel.

Une IA doit comprendre qui vous êtes

Imaginez un restaurant.

Son site indique son adresse, sa carte et ses horaires. Google Maps le connaît. Des journaux en parlent. Les clients publient des avis. Des photos circulent.

Même sans visiter son site, une machine dispose de suffisamment de traces pour comprendre :

ce restaurant existe, il se trouve ici et il cuisine cela.

Maintenant imaginons une entreprise dont le site explique qu’elle est :

« Une équipe passionnée qui place l’humain au cœur d’une approche innovante afin d’accompagner ses clients dans leurs nouveaux défis. »

Magnifique.

Mais elle fait quoi ?

Mystère.

Et écrire cinquante fois « agence web Nantes » dans le footer ne réglera probablement pas le problème.

Le référencement IA remet donc au goût du jour une idée finalement assez ancienne :

être compréhensible.

Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Où êtes-vous ? Sur quels sujets êtes-vous compétent ? Quels projets avez-vous réalisés ? Et surtout : existe-t-il ailleurs sur le Web des informations qui permettent de le confirmer ?

On se rapproche moins d’une collection de mots-clés que d’une réputation numérique structurée.

Être premier sur Google ne garantit donc plus rien

C’est là que la situation devient délicieusement agaçante.

Une page peut être très bien positionnée dans Google et ne jamais être utilisée ou citée dans une réponse générée par une IA.

Inversement, une source relativement discrète dans les résultats traditionnels peut devenir intéressante pour une IA parce qu’elle contient exactement l’information dont elle a besoin.

Le SEO n’est donc pas mort.

Les moteurs de recherche, les contenus indexables, les liens et la structure du Web restent essentiels.

Mais être visible n’est plus exactement synonyme d’être bien classé.

Et c’est probablement le changement le plus difficile à accepter après vingt ans de SEO.

Le GEO n’est pas du SEO avec trois lettres différentes

Une nouvelle discipline est évidemment apparue : le GEO, pour Generative Engine Optimization.

Et, comme Internet sait parfaitement le faire, une industrie entière a immédiatement commencé à expliquer comment « être numéro 1 dans ChatGPT ».

Ce qui est assez amusant puisqu’il n’existe précisément pas de numéro 1 permanent dans ChatGPT.

Le risque serait de refaire les erreurs du vieux SEO : chercher la recette magique, le nombre idéal de mots ou la mystérieuse balise qui ferait tomber les IA amoureuses de notre entreprise.

Il n’y en a probablement pas.

En revanche, quelques principes sont beaucoup moins exotiques : un site accessible, des informations claires, des contenus réellement utiles, des entités identifiables et suffisamment de cohérence autour d’une marque pour qu’elle puisse être comprise au-delà de son propre site.

Ce qui ressemble étrangement à…

faire un bon site et publier des choses intéressantes.

Terrible nouvelle pour les vendeurs de recettes miracles.

Et si le meilleur contenu pour l’IA était justement le moins artificiel ?

Si toutes les agences publient demain :

« Les 10 tendances du marketing digital à connaître absolument en 2027 »

avec le même prompt, les mêmes idées et la même photo d’une femme souriante devant un ordinateur portable…

Quelle information nouvelle vient-on d’ajouter au Web ?

Aucune.

Les contenus intéressants deviennent justement ceux qui contiennent quelque chose de difficile à reproduire automatiquement : une expérience, une analyse, un chiffre original, un projet, une photographie, une erreur, une opinion argumentée.

Bref :

une information qui existait quelque part dans une tête avant d’exister sur Internet.

C’est assez ironique.

Plus nous disposons de machines capables de produire du contenu, plus le contenu véritablement humain risque de devenir précieux.

Alors, comment devient-on visible dans les IA ?

La réponse frustrante est :

on ne le sait pas complètement.

Et toute personne affirmant le contraire avec une méthode garantie en sept étapes mérite probablement qu’on lui demande quelques preuves.

Nous pouvons observer, tester, examiner les sources utilisées, travailler la structure des contenus et renforcer la présence d’une marque sur le Web.

Mais nous sommes encore au début.

Pendant des années, le référencement a consisté à essayer de comprendre comment Google classait le Web.

Nous devons maintenant comprendre comment des machines utilisent le Web pour fabriquer une représentation du monde.

Ce n’est pas exactement la même question.

Et voilà pourquoi nous travaillons actuellement sur le référencement IA chez Outremer.

Pas parce que nous possédons une formule secrète permettant d’être premier dans ChatGPT.

Mais précisément parce que la première place est en train de disparaître.

referencement GEO
💬
Marius